La voix des jeunes s’élève: Le slam, moyen d’expression authentique.

 

Dans l’effervescence du championnat national du slam (CHANS), qui s’est tenu le samedi 27 janvier dans la salle culturelle Malick Condé de l’université Kofi Annan de Guinée, une énergie palpable a électrisé la scène. Au milieu de poèmes percutants et de rythmes captivants de 10 finalistes venant des différentes préfectures, François Yombila Monemou, dit Paracétamol, s’est distingué en remportant le titre tant convoité. Cependant, cet événement va bien au-delà d’une simple compétition. Il met en lumière le pouvoir du slam comme moyen authentique pour les jeunes de s’exprimer et de dénoncer leurs cris du cœur et leurs pensées sans être jugés.

Le slam est un art, une poésie libre, une expression de pensées et de ressentis. C’est la parole alliée aux corps, permettant de dire tout haut ce que les autres pensent tout bas. Le slam permet de dénoncer tout en réfléchissant à trouver des solutions. Il va au-delà des limites, c’est donc une force de proposition. Originaire des États-Unis dans les années 80-84, le père fondateur du slam est Marc Kelly Smith. Venu en Guinée autour des années 2008, plusieurs personnes se sont lancées dans cet art qu’elles trouvaient propre à leur style. C’est ainsi qu’en 2018 fut organisé le premier championnat national de slam par la Ligue Guinéenne de Slam.

Au-delà de la compétition, le CHANS a fonctionné comme une tribune permettant aux jeunes de se faire entendre. Il a réaffirmé que le slam n’est pas simplement une performance artistique, mais une forme de plaidoyer social, un moyen de dénoncer les injustices et de célébrer la diversité des expériences individuelles.

François Yombila Monemou, le lauréat du championnat national de slam, a partagé son expérience avec passion et conviction. Il a déclaré : « Le slam, pour moi, n’était qu’une simple passion, mais avec le temps j’en ai fait mon meilleur ami. J’adore la scène, le micro et l’instant où je sens le public concentré sur chaque mot, chaque émotion que je partage. Le slam, c’est mon amour, mon ami. Il me permet de dénoncer avec douceur et politesse. »

Pour ceux désirant affiner leurs compétences en slam, la Ligue Guinéenne de Slam ainsi que divers collectifs organisent tout au long de l’année des ateliers de slam. Parmi eux, « Les Forgerons des Mots » se distinguent en proposant des Masterclass, offrant ainsi une opportunité enrichissante pour explorer et perfectionner l’art du slam.

LHK Group Jeunesse, en tant que fervent promoteur des activités dédiées aux jeunes, a été présent lors du Championnat National du Slam, vivant pleinement l’expérience. La participation de LHK Group Jeunesse à cet événement a démontré son intérêt authentique pour les initiatives culturelles et artistiques qui permettent aux jeunes de s’exprimer et de se développer.

En conclusion, le championnat a servi de témoignage vivant du pouvoir transformateur du slam chez les jeunes. Ces artistes ont prouvé que la jeunesse peut, et doit, s’exprimer librement. C’est ainsi que le prochain CHANS débutera en novembre et finira en décembre 2024 dans la préfecture de Labé. Le slam, avec sa capacité unique à capturer l’essence des émotions, continue de se révéler comme un moyen essentiel pour les jeunes de dénoncer leurs cris du cœur et de laisser une empreinte indélébile dans le paysage culturel contemporain.

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